Malade de la prostate, Hubert raconte son parcours.

27 novembre 2014

Le récit que vous allez consulter ci-dessous a été rédigé par Hubert pour décrire son parcours avec le cancer de la prostate auprès de l’association CerHom.

Je suis Hubert, j'ai 56 ans et,suis Architecte. Je vis à Paris. Je suis né et originaire de l'Anjou, de Doué-la- Fontaine, "La cité des Roses" plus précisément.
A la veille de mes 56 ans, c'était en Juin, le 18 précisément, je me suis réveillé avec une épine :
Plutôt une histoire de Pine que d'épine d'ailleurs, si je peux me permettre ce vilain jeu de mots.
Ayant depuis quelques temps des problèmes avec mon vieil outil, j'ai consulté un Urologue, le Dr S à Paris dans le 15ème
Un toucher rectal et voilà tout le Cabinet au courant par le son de mon Hurlement. Dr S, la mine très inquiète et moi, plus encore.

L'examen de sang révèle un PSA de 27. Mon vocabulaire s'enrichit de la définition précise d'un mot et d'une abréviation : Prostate et PSA.

3 semaines d'antibiotiques pour rien si ce n'est pour une supposée Prostatite. Un Mot/Maux nouveau de plus ! Et voilà mon PSA à 30. Et moi qui pisse toujours plus souvent ...

Batterie d'examen : 8 au total. Echographie, IRM, Biopsie, Scintigraphie osseuse,  Scanner Abdomino-Pelvien, Petscan, etc...

C'est grave !!! Cancer. On me demande de m'inquiéter. Je n'ai pas à beaucoup forcer ma Nature. Ma Femme m'accompagne dans cette inquiétude; elle me soutient aussi énormément.
Je passe mon été dans les transports entre Bourgogne et Paris.
Et je pisse, je pisse : 3 fois par nuit et, même, une nuit d'Août , une dizaine de fois; ça revient souvent, 10 fois, dans une nuit de 8 heures !

Lors d'un de mes aller-retours : 5 fois entre la gare de Lyon et mon bureau, près de Belleville. Je pisse même une fois dans un couloir de Métro comme un vrai clochard pour ne pas avoir à me pisser dessus, ce qui m'arrive quand même une fois ou deux. Bref un vrai pisseux !!!

J'ai la honte du pisseux. je suis blessé, fragilisé et inquiet, inquiet. Je suis jeune pour mourir. J'ai encore tellement à faire. Et pire que tout la peur au ventre de me voir décliner, perdre ma santé, mes forces et ma dignité. Je décide de me battre. Mais contre qui , contre quoi ?

Le mal est sournois presque indolore et presque invisible, au point que l’on peut penser que je fais du "chiqué". L'Humiliation est à son comble.

L'été avance et le mois d'Août dans un climat pisseux. Nous nous déplaçons de Bourgogne vers La Baule où j'ai passé toutes mes vacances d'enfant et les derniers étés.
Le séjour se termine avec une sonde à la patte après un transport nocturne toute sirène hurlante de l'ambulance du SAMU qui me transporte vers les urgences de St Nazaire après une rétention urinaire.
La délivrance viendra avec mon opération, le 12 Septembre, par le Dr S, qui me fait un grattage de la Prostate.

J'ai oublié : à partir du 5 Août commence mon traitement d'Hormonothérapie avec Casodex matin et soir, puis le 25 Août avec une piqûre de Zoladec.

Entre temps, on m'a envoyé à Villejuif (G. ROUSSY) pour préparer  les soins post opératoires. Je suis promis à la radiothérapie. On me propose de faire partie d'une étude (j'ai oublié le nom),
j'accepte, je rencontre des gens formidable, le Pr FIZAZI entre autres... Je suis rentré dans une nouvelle Maison que je sens mienne avec une famille nombreuse à laquelle, je me sens immédiatement faire partie.

Ma santé s'améliore très vite : pas de Radiothérapie, plus de Casodex. Seul reste la piqûre trimestrielle de Zoladec. Je relève enfin la tête. Et j'ai bien l'intention de ne plus la baisser de sitôt. Et me voilà, plus riche d'une dure expérience, d'une maison et d'une famille qui m'a accueilli chaleureusement et avec Humanité.

La pharmacie du cancer de la prostate.

25 novembre 2014

Je reviens d’une petite période de 10 jours de vacances. Un voyage en novembre, rien de tel pour vous refaire une santé.
10 jours de plaisirs avec des amis, et surtout changer d’air pour penser à autre chose. La veille du départ j’ai été faire mon contrôle mensuel avant de consacrer le reste de ma journée aux préparatifs de voyage. Les résultats ne m’ont pas surpris, + 20 de PSA pour le troisième mois consécutif.

L’ Enzalutamide (Xtandi) qui m’a bien porté pendant un an est en train de lâcher. La suite, je ne la connais pas encore. Je vais rencontrer mon oncologue jeudi prochain et je crains que le menu ne soit pas à la hauteur de mes préférences. Peu importe, ce séjour m’a rechargé les batteries à fond et je ne suis pas prêt de lâcher du terrain à ce cancer qui a une fois de plus gagner une étape, ce n’est qu’une étape.

Les énergies positives

25 Novembre 2014
Hello Tête de Turc

Hier, nous nous sommes levés de bon matin ma compagne et moi, pour assister au merveilleux spectacle du lever du soleil à la pointe des châteaux, (extrémité de l’île de la Guadeloupe ou nous nous trouvons) mais le ciel en a voulu autrement. Pluie et gros nuages bourrasques, éclairs....

Tout n'est donc pas rose sous ces tropiques.
Mais, quand même, nous sommes montés tout de même jusqu'à ce monument de la pointe des châteaux et j'ai constaté qu'il avait été entièrement re-fait. Il est vrai que le ciment de l'ancien était altérée par l'érosion et la rendait dangereux pour les promeneurs (car il tombait en lambeaux de ciment... quand même.)
Et durant notre "pèlerinage" (en pensée avec vous et tous ceux qui sont dans dans notre galère) en direction de ce petit signe distinctif d'appartenance à une communauté religieuse, même, si je en crois pas en Dieu, mon but était de me/nous ressourcer, d'énergies positives, chargées de l'énorme potentiel électrique de l'orage antillais. Sois donc comme moi, assuré que nous nous sortirons de cette mauvaise voie.
Et c'est le mental qui m'impose d'aller volontairement jusqu'à cette extrémité de l'île puisqu'après, il n'y a plus rien.
Il en sera pareil pour notre vie, nous ne nous laisserons pas mener jusqu'au bout de notre vie, car ce n'est pas l'heure et que notre volonté veut que...

Des couilles en pleine santé

25 Novembre 2014

Transmise par CerHom, cette vidéo est une façon très originale de faire de la prévention.
Il n'y a que les Canadiens pour faire aussi original.
http://www.infopresse.com/article/2014/11/17/cancer-des-testicules-un-sympathique-examen

Les femmes peuvent porter la Moustache avec élégance

2 novembre 2014

Belle initiative de Céline, la créatrice de bijoux-hulotte.fr, avec ces créations uniques dédiées à Movember.
A cette occasion, elle vous invite à découvrir une petite série de cabochons en encre directe dont une partie des ventes ira à une association de lutte contre le cancer : http://bijoux-hulotte.fr/44-soutien Merci à vous et à vos moustaches !

http://bijoux-hulotte.fr/44-soutien

Made in Movember les règles

1 novembre 2014

1.    Engagez-vous et changez le visage de la santé masculine en vous inscrivant sur Movember.com.
2.    Commencez le 1er novembre rasé de près et faites-vous pousser la moustache pendant 30 jours.
3.    Messieurs, ne trichez pas. Pas de barbes, pas de boucs, pas de fausses moustaches.
4.    Utilisez le pouvoir de la moustache pour susciter des conversations sur la santé masculine et pour récolter des dons pour les cancers de la prostate et des testicules.
5.    Un Mo Bro doit se conduire à chaque instant comme un vrai gentleman.

Ma moustache, tout le monde se fout de ma moustache, moi pas sans moustache je suis à poil, enfin sans poil je suis nu pour être plus précis. C’est sûrement le point le moins grave de la situation,. C’est quand même une partie de ma personnalité qui a disparu avec la chimio et n’est jamais revenu. Faites-le pour moi.

Movember a pour objectifs de permettre à la moustache de faire son grand come-back, de permettre à tous de s’amuser et de donner du sens à ses actes. A travers la planète, les Mo Bros s’engagent à se faire pousser la moustache durant 30 jours et deviennent de véritables hommes-sandwichs pour soutenir la cause. La moustache est notre ruban, le symbole grâce auquel nous provoquons des conversations, nous sensibilisons au sujet et nous collectons des dons pour la santé masculine.

Il y a de nombreuses façons de s’impliquer, en se faisant pousser la moustache, en faisant un don… Si nous laissons aux hommes le soin de jardiner leur moustache, les Mo Sistas jouent un rôle crucial pour la réussite de Movember en collectant des dons, en aidant à sensibiliser à la cause et en soutenant les Mo Bros au quotidien. 

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Association parrainée par Romain Duris et soutenu par l'institut Gustave Roussy

Des hommes atteints du cancer de la prostate rendent hommage à leurs femmes.

28/10/2014

Au sein de l’association Cerhom, la confrontation des hommes avec les maladies masculines, cancer des testicules ou cancer de la prostate, a fait apparaître un grand nombre de problèmes souvent liés à la prévention, au suivi médical et à l’accompagnement de leurs épouses dans ce parcours du combattant. C’est de là qu’a émergé l’idée de regrouper ces textes d’hommages à leurs femmes.

Marc pour Hélène.
Hommage à la femme, hommage à ma femme.


Je suis malade et les médecins savent qu’il n’y a médicalement aucun espoir de guérison. Depuis trois ans, je me bats pour durer et pour partager avec mon épouse tant qu’il me restera un souffle de vie….

J’ai bien conscience que je ne lui offre aujourd’hui qu’une vie future pleine d’incertitude, mais je veux profiter avec elle de l’instant présent et regarder le soleil dans les yeux.
Parfois, je pleure tout seul à son insu de la tourmente qui m’habite, de ces éclipses en plein soleil. Lorsqu’elle rentre, malgré mes tentatives pour lui cacher mon désarroi, elle sait. Elle prend ma main et me dit « Ca va aller ! ».
Lorsque nous marchons, bras dessus bras dessous, il m’est étrange de sentir qu’elle s’agrippe à mon bras comme pour me dire qu’elle est hantée par cette grande peur du lendemain. Cela m’impose de batailler à ses côtés.
J’imagine comment pour elle, c’est terrible de partager la situation que je lui inflige : Des projets sans lendemain, des espoirs incertains, des avenirs sans soleil….

Nous ne sommes pas mieux que d’autres couples, nous avons aussi nos moments de heurs et d’agacements…

Hier, je lui ai imposé en pleine rue sur une brocante, une minute de « salsa ». Même si je n’ai pu finir la danse en raison des douleurs qui m’aiguillaient les bras, ce fut un vrai bonheur pour moi, mais j’imagine la tristesse pour elle de savoir que nous n’irons plus danser le soir.

Bien courageuse, ce petit bout de femme qui me tient la main
Et m’accompagne sur le chemin,
Bien courageuse ma petite chinoise qui jamais ne se plaint
Et fait comme s’il n’y avait rien…

Je ne crois plus en Dieu et d’ailleurs pourquoi m’aurait-il prescrit pareille pénitence, moi qui n’ai rien fait de critiquable d’autre que d’avoir passé ma vie à défendre, protéger les faibles contre tout abus et agressions dont ils étaient les victimes.
Pourquoi m’aurait-il rendu si fragile moi le Noble Chevalier qui était si droit, si volontaire et déterminé dans mon combat.

Ma prière à moi, c’est chaque soir, comme toujours au moment du repas, j’allume une bougie pour rechercher des yeux dans l’ombre de ma vie, j’allume pour  éclairer les chemins qui trop souvent se sont séparés, car elle voulait garder son cap, sa route de randonné.  Je garde au plus profond de moi, l’espoir de cette étoile qui me guidera mes pas, du crépuscule à l’aurore.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai demandé à Hélène de m’épouser, elle a accepté qu’à la condition que je partage avec elle 25 ans de vie commune. Du coup, je n’ai pas d’autre choix. Elle m’impose de demeurer l’homme que je suis, « un homme de parole. »

Parfois avec d’autres malades nous évoquons nos épouses distinctes et je trouve en eux, des personnes très respectueuses de l’attitude de leurs compagnes. Dans le mot compagne, n’y a-t’il pas le mot compagnie, le mot accompagné ?
Ces êtres dits du sexe faible démontrent encore à travers les dires des hommes, comme elles sont fortes et courageuses. Elles  savent tenir à bout de bras les compagnons que nous sommes, nous contraindre à puiser au plus profond de nous, les forces que nous n’imaginions.

Merci Hélène, merci pour cette âme si belle
que j’en oublie tes éclats, tes étincelles
lorsqu’à la maison notre couple entend la ritournelle
que chacun connait pour vivre à deux.
Même si je ne reconnais aucun Dieu.
Je demande à chacun d’eux
De m’accorder vivre et de devenir vieux.

Bien courageuse, ce petit bout de femme qui me tient la main
Et m’accompagne sur le chemin,
bien courageuse ma petite chinoise qui jamais ne se plaint
Et fait comme s’il n’y avait rien…


J.Pierre à Dominique.
Hommage à ma femme.


Notre vie commune a débuté il y a trente-sept ans sans que jamais nous ne nous soyons quittés. Nous sommes un couple ordinaire mais fusionnel uni dans les épreuves et je rends aujourd’hui grâce, à ma femme, d’avoir toujours été présente pour les partager. Evidemment lorsqu’un obstacle nous faisait face elle était là, mais également pour vivre mes joies. Nous n’avons été épargnés de rien.

Notre vie professionnelle fut, en raison de notre métier, dédiée aux autres.
Nul ne pouvait nous laisser présager cette retraite détruite par ma maladie. Et pourtant nous avons tous conscience que  tout un chacun peut tomber prématurément malade. Le destin a voulu qu’il en soit ainsi, moi qui croyait avoir eu une vie saine  et en être à l’abri.

Après une existence de labeur, Je rêvais de pouvoir lui offrir une vie simple, profitant de nos enfants, petits enfants, remplie de voyages à notre portée. Il n’en fut rien. Mon épouse  Dominique qui, remplie de santé,  devrait profiter pleinement d’un repos mérité, est contrainte à se consacrer à temps complet à ma cause. Sans jamais se plaindre, sans jamais céder à mes angoisses qui sont réelles et probablement déstabilisantes. Elle fait  face à ma maladie, affronte ma maladie, jongle avec ma maladie.

J’ai, entres autres, gardé le souvenir de ces quelques mots cités lors de notre mariage : « Mariés pour le meilleur et pour le pire », J’ai l’impression que le pire, est mon cancer. Comme une  « brave »  elle l'assume et je culpabilise de ne pouvoir l’aider comme nous le fîmes au dessus du berceau de nos enfants.
Je ne peux passer sous silence, nos deux enfants aujourd’hui métamorphosées en femmes, qui dans leurs couples comme dans leurs vies professionnelles font notre fierté.
Ces deux petits brins de femme sont de belles épaules charmantes, particulièrement appréciées, sur lesquelles j’ai plaisir à m’appuyer et qui mériteraient que je m’attarde plus longuement.

Je reconnais qu’à l’instar de ma profession, ou, sans prétention, je fus toujours jugé comme un bon professionnel au service des  autres, aujourd’hui je me trouve être un piètre malade qui ne facilite en rien ma propre prise en charge.

J’aimerai pouvoir, savoir user de mots forts pour dire à « DOMINIQUE », ma Dominique, ce que je ressens  à la juste valeur de ce qu’elle mérite, de ce qu’elle fait pour moi et bien au-delà pour toutes les autres personnes qui traversent la maladie et pour laquelle elle a chaque fois, répondu présent.

J’ai souvent le besoin bien plus qu’hier, d’aller à la rencontre de cette puissance que symbolisent l’Autel et sa Croix. J’y puise à sa source, la force de l’espoir et dans mes prières je n’oublie jamais de demander une attention particulière vers celle dont je partage l’Aura depuis 37 ans.

Non habitué à exposer mes états d’âme, je voudrais publiquement l’honorer et dire à Dominique : Pour tous ces moments, MERCI et mes deux filles aussi.


Tête de Turc à Domi
La femme de ma vie.


Il y a trente ans, d’un seul coup d’œil, je suis tombé fou amoureux de celle qui partage mes peines aujourd’hui. Comme dans tous les couples, il y a eu des moments inoubliables et d’autres où la colère de chacun n’était pas en accord avec l’autre, mais la dose d’amour et de tendresse que nous partageons encore aujourd’hui nous a fait traverser toute les tempêtes. L’expression « ma moitié », n’est pas un euphémisme, nous sommes un tout. Ses yeux, son sourire font partie de ma force, personne n’en a de plus beaux.

La maladie s’est immiscée entre nous avec ses menaces et ses perspectives d’avenir qui ne seront jamais plus les mêmes. Les premiers mois ont eu leur part de déni, non pas que nous ignorions la gravité de la situation, mais simplement que nous placions l’espoir d’une solution au-dessus de tout.

Les mois passés d’échecs thérapeutiques en échecs thérapeutiques ont eu raison de notre crédulité et nous ont replongé dans la dure réalité, la peur du lendemain, la peur de la douleur pour moi et la peur d’être seule pour ma moitié.

Un cancer dans une vie de couple est un bouleversement radical. Vous viviez à deux, maintenant vous vivez à trois. A l’annonce de la maladie, le choc est plus terrible pour le conjoint que pour soi-même. Il est difficile d’admettre une telle annonce pour le malade. Pour le partenaire il est encore plus difficile d’envisager la suite de sa vie sans l’autre. C’est la première réaction naturelle de tout être aimant lors de cette épreuve.

Très rapidement la maladie prend une place de plus en plus pressante. Suite à ce premier choc, dans le cas du cancer de la prostate, vient très rapidement la deuxième annonce, le traitement. Quel que soit les choix de vos médecins, l’incontournable, l’obligatoire traitement de base est l’hormonothérapie : une simple piqûre, une fois tous les trois mois. Une simple piqûre qui n’est ni plus, ni moins qu’une castration chimique. Finie la libido, il ne vous reste que la tendresse. C’est là qu’on va tester en « live » la force du couple…

Puisque rien n’est prévu pour te soutenir, mon amour, c’est moi qui vais t’accompagner pour te montrer comment la vie est belle et vaut la peine d’être croquée à pleine dent. Aujourd’hui, tout va bien, alors profitions en jusqu’à demain, et demain, on fera comme si c’était dimanche. Le bonheur, c’est tout le temps qu’il faut le prendre, même entre deux douleurs il y aura de quoi vivre pleinement.

Les malades du cancer des testicules et du cancer de la prostate ont aussi leur association.

7 octobre 2014

CerHom est une association portant sur les cancers masculins afin de les faire sortir de l'ombre. Excusez du peu : le cancer du testicule est le premier cancer de l'homme jeune et le cancer de la prostate est tout simplement le premier cancer en France !

CerHom est créée au moment où les choses bougent et dans le bon sens : il y a eu plus de progrès au cours des 4 dernières années pour le traitement du cancer de la prostate avancé qu'au cours des 40 précédentes. De même, pour les formes de cancer du testicule graves, celles qu'on ne guérissait que dans la moitié des cas il y a encore 10 ans, les progrès sont enfin au rendez-vous.

Parce que la recherche a encore besoin d'être aidée, parce que les nouveaux patients qui entrent dans la maladie peuvent avoir besoin de ceux qui sont déjà passés par là

Pr Karim Fizazi, Villejuif,

CerHom - La fin du cancer et le début de l'homme

Les femmes comme on les connaît, si bien organisées, intelligentes, courageuses et solidaires ont su, grâce à leur caractère intrépide, médiatiser le cancer du sein à travers le monde et faire considérablement avancer la recherche grâce à des moyens récoltés avec perspicacité. Les hommes, toujours en retard, embarrassés et beaucoup plus pudiques sont empêtrés dans un tabou à échelle mondiale.

Je veux participer -de mon humble statut- à la connaissance de ce cancer viril, du testicule pour les uns de la prostate pour les autres.

Il est important d'échanger, parler, faire connaître et tenter de récolter des moyens pour aider la recherche, comme il est essentiel de soutenir le jeune homme qui, traversant ces années débordantes de désirs, projets de vie, d'amour, d'envie de paternité devant lui, ne peut pas gâcher la moindre minute en cédant à la panique à la solitude, ignorance, honte...
Je veux croire en l'espoir.
C'est un grand honneur pour moi de parrainer cette nouvelle association,

Romain Duris

Pour adhérer et soutenir l’association.
Pour aider la recherche sur les cancers masculins.
Pour améliorer le traitement, la prise en charge globale et la vie pratique des patients atteints de ces cancers.
Pour Favoriser l'information et la prévention concernant les cancers masculins.
Pour Favoriser l'accès aux traitements innovants.

Consulter le site Internet de l’association
L'adhésion à CerHom est ouverte à toutes les personnes qui sont sensibilisées par ce problème, elle n'est pas réservée aux malades.