Ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort

5 mai 2017

Ce titre est la base même de l’étude sociologique qu’a rédigé Ruwen Ogien Dans son dernier livre, "Mes Milles et Une Nuits". Ce livre sera également son dernier message, celui qu’il nous a livré avant de nous quitter hier le 4 mai 2017.

Nous étions  devant le petit écran, à regarder l’émission "la grande librairie" qui quelques semaines auparavant nous avait fait découvrir ce Philosophe, défenseur d’une conception "Minimaliste" de l’éthique, quand l’animateur de l’émission nous a annoncé sa mort.

Comme beaucoup de malade je passe un temps incroyable dans la lecture, et comme beaucoup d’accompagnants, ma moitié n’est pas en reste sur ce type d’exercice. Il y a l’évasion avec de bons romans, il y a la recherche avec la documentation scientifique de plus en plus abordable pour des néophytes, et il y a les essais philosophiques ou sociologiques, directement liés à son statut de malade qui aident à comprendre et souvent à accepter l’inacceptable.

Je me suis terriblement reconnu dans le parcours de cet homme et dans ses relations avec la médecine. Le livre m’a tant ouvert l’esprit sur cette relation ambigüe entre soignants et très patients. Mes réactions épidermiques, voir mon intolérance avec ces toubibs sont en fait tout à fait naturelles et justifiées. Ma lutte effrénée pour ne plus entendre les réflexions du type "Bon Courage", "il faut être fort" l’est également…

Tout redevient normal et clair. La maladie comme drame et comme comédie. Nous sommes dans l’inacceptable depuis 5 ans et il est particulièrement important de pouvoir partager car heureusement ou malheureusement il nous arrive de rester optimiste.

2 commentaires :

  1. Bonjour Jean-Marc, je ne connaissais pas ce Ruwen Ogien... je devrais pourtant; il est Polonais comme ma mère et a été formé en Belgique! normal qu'il te plaise... Francine

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  2. Merci pour votre partage. Moi non plus je ne le connaissais pas mais ça donne envie de le lire justement.

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