Soigner son cancer avec un médecin indien Ayurvédique

12 juillet 2014

Récemment, je suis tombé sur un article de presse ventant la médecine ayurvédique et plus particulièrement le film passé sur Arte « Mon médecin Indien »

Ce film, que je vous recommande chaudement raconte comment une femme, Marinella Bonfi, atteinte d’un cancer du sein a suivi un parcours d’incompréhension avec ses interlocuteurs, médecins français, et a fini par choisir la médecine ayurvédique en inde tout en acceptant  de suivre un traitement par rayon recommandé par l’oncologue de son choix, le professeur Thomas Tursz responsable du centre du cancer de Villejuif jusqu’en 2010.

Après guérison, elle propose à son médecin Français de venir en Inde pour se rendre compte et dialoguer avec les moines et médecins indiens. La qualité de l’échange entre ces hommes leurs respects mutuels, est à lui seul une grande leçon de tolérance et d’humanité.

La médecine traditionnelle traite la maladie, la médecine ayurvédique aborde le patient en tant que 3 individus distincts. L’individu physique, celui du corps, l’individu dans son intellect et ce qu’est la personne dans son corps et dans sa tête, on pourrait appeler ça l’esprit ou l’âme.

Pour un médecin ayurvédique, le cancer trouve son origine dans l’âme et finit par se manifester dans le corps. L’Ayurveda soigne la personne, pas la maladie.
Ayur signifie « vie » et veda « la connaissance » on peut traduire le nom en « science de la vie »

Comme beaucoup de médecine indienne, la méditation est au centre de la thérapie avec un suivie de médicaments à base de plantes, une nourriture végétarienne très sélectionnée et des massages. Le film montre très bien ce déroulement et tous ses avantages.

Par la suite en cherchant très peu, sur Internet j’ai découvert d’autres témoignages, tout autant élogieux.

Mais, parce que bien sûr il y a un mais. Qui peut profiter de ce savoir ?

Il y a tout un business autour de la médecine Ayurvédique, qui va de la médecine parallèle aux masseurs en passant par des séminaires voir même des tours operator sur ce thème. La vérité est bien là, le coût du voyage, de l’hébergement de l’hospitalisation et du suivi par les médecins et les moines qui passent énormément de temps avec les patients n’est pas à la portée de tout un chacun. Je ne dis pas que les personnes qui vous encadrent font trop de profits, comme je ne discuterai jamais les salaires importants que prennent nos grands spécialistes. Les uns comme les autres sauvent un grand nombre de vies. Je constate simplement que cette pratique, visiblement très efficace, est réservée à une certaine élite internationale et quelques indiens.

Une fois de plus, l’intérêt général des populations qui pourraient bénéficier de l’association des deux pratiques de la médecine en même temps n’est pas prise en compte pour laisser un profit toujours plus grand aux laboratoires.

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