Prépare-toi à mourir petit homme



11 février 2013

Je viens d’être confronté de face à la mort brutale d’une personne qui n’était pas un proche, un simple voisin, Je ne vais pas vous dire qu’avec le cancer qui m’accompagne je n’y ai jamais pensé. Ma réflexion sur le sujet était déjà bien entamée avant cet évènement avec une certaine forme de résignation à gérer le plus tard possible, mais néanmoins réelle. Comme tout malade, je crains plus les atteintes physiques et la douleur extrêmes que la disparition.

Nous sommes tous mortels et quand le moment est venu suite à une maladie ou tout simplement après de très longues années, la plus forte résistance ne peut rien.

Cette réflexion n’entame en rien mon envie d’avancer et de profiter pleinement de la vie, bien au contraire, les priorités ne sont plus les même depuis l’annonce de mon cancer, et tous les jours j’essaye d’aller à l’essentiel et de ne pas faire cas du futile, que ce soit dans ma relation avec autrui ou dans mon cheminement au travail. Je peux vous garantir que ce travail n’est pas des plus simples et que nous avons tous de sacrés défauts à corriger dans nos comportements.

La confrontation avec cet événement change la perception de la vie bien au-delà de ce qui tourne autour de mon nombril. Ma maladie est très préoccupante et le plus grand sérieux est de mise autour de sa gestion, mais il n’est pas impossible de vivre longtemps avec.

La soudaineté de cette mort remet en cause tout le sens de la vie. Cet homme avait tout le temps travaillé pour arriver à un but qu’il misait toujours plus haut, jamais de vacances, pas de tolérance avec les échecs, il venait de prendre conscience que son chemin n’était pas forcement des plus humain pour ses proches, son objectif était de se remettre avec sa compagne et de partir en voyage tous ensemble avec sa fille. Et en un claquement de doigt, tout s’arrête.

Nous parlons de tuer le temps, comme si hélas ! Ce n'était pas lui qui nous tuait ! (Alphonse Allais)

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire