Gagner son combat contre le cancer ??

23 juin 2014

Samedi dernier, le 21, premier jour de l’été, fête de la musique, Didier, compagnon de douleur nous a quitté après 2 ans de lutte contre son cancer de la prostate.

Je ne le connaissais pas, ne l’avais jamais rencontré et n’avais même jamais eu d’échange avec lui, pourtant à l’annonce de son décès, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Son épouse, Michèle est ma plus chère correspondante issue des contacts de ce blog, nous avons en l’espace de la dernière année tellement échangé par message privé, elle m’a tellement soutenu, fait rire et quelques fois pleuré que c’est vite devenue une amie qui pour moi compte parmi mes très proches. Ma douleur est à la fois un partage sincère et amical avec Michèle, et une expression de la peur qui me ronge, il y a tellement eu de similitude dans le parcours de Didier et le mien, dans son combat contre le cancer.

Et puis il y a la colère contre ce foutu cancer, saloperie de maladie qui s’incruste dans la vie et la transforme en bousculant tout ce qu’il y a sur son passage. Nous les malades qui perdons nos rythmes de vie et un grand nombre de nos capacités, nos épouses ou nos conjoints qui subissent avec complaisance toutes les transformations du quotidien et la peur de l’avenir sans que souvent personne ne leur prenne la main, nos enfants jeunes ou moins jeunes qui pour la première fois, souvent, sont confrontés de très près à la mort et aux doutes.

Et ce corps médical qui aujourd’hui, au-delà d’un certain stade de la maladie ne sait pas. C’est un peu comme une course de barques percées, on a beau avoir l’écope la plus efficace, on finira de toute façon par couler avant de toucher la rive.

Michèle, mon amie, tu m’avais écrit : « C'est fou comme le cancer de son mec vous développe la spiritualité (proverbe de Michèle). Moi, ça me fait du bien de me dire qu'il y a très certainement "quelque chose d'autre" dans "une autre réalité", et en ce moment, je prends tout ce qui me fait du bien. »

Je te dédie ce petit poème d’Antoine de St Exupéry,

Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.
Pour les uns qui voyagent, les étoiles sont des guides, pour d’autres, elles ne sont rien que de petites lumières.
Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes.
Pour mon directeur, elles étaient de l’or.
Mais toutes ces étoiles-là se taisent.
Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.
Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !

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