Fatigue & Cancer

7 mars 2017

Comment décrire la paralysie qui s'empare des patients atteints d’un cancer ou sous traitement contre le cancer.

La fatigue liée au cancer se caractérise par une fatigue continue, impossible à surmonter, qui laisse un sentiment de total épuisement, d’un point de vue émotionnel, psychique et physique.

Cette sensation d’épuisement n’est pas directement liée à une activité ou un effort. Une nuit de sommeil ou du repos se révèlent souvent inefficaces et, la fatigue perdure.

La fatigue est une sensation subjective ; on ne peut la comparer à la fatigue ou à l’état de quelqu’un d’autre ou la résumer en un mot. J’irai même jusqu’à préciser que ce mot "fatigue", dans ce cas particulier, ne convient pas. Nous sommes plus proches de l’harassement de l’anéantissement. Ces mots ne seront pas pris en compte par le corps médical, ils font peur, sont violents et n’entrent pas dans un discours d’infantilisation qui est souvent celui des médecins.

Les causes sont multiples. Avant même l’annonce du diagnostic d’un cancer, la fatigue est présente et souvent considérée comme un signe de la maladie. Ensuite, tous les traitements sans exceptions pour vous soigner vont appuyer ce phénomène. Hormonothérapie, radiothérapie, chimiothérapie, et vont distribuer leurs lots d’effets secondaires, nausées, vomissements, troubles du rythme cardiaque, fièvre, douleurs musculaires et articulatoires, des troubles hormonaux, des bourdonnements d’oreille, des picotements, des problèmes de vue, de peau, de dents…

Et puis il y a la douleur. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point la souffrance accentue la fatigue.
Tout ce qui concerne la vie d’un cancéreux, sans distinction va créer des liaisons irréversibles, des déséquilibres fonctionnels et une perte d’immunité accompagnée au bout d’un certain temps, d’une anémie. Il faut bien comprendre que dans la majorité des cas les moyens utilisés sont proche d’une guerre nucléaire contre un ennemi à stratégie évolutive. Alors, les dommages collatéraux…

Comme on se retrouve un peu seul devant ce constat, dans un premier temps on songe à apprivoiser cette fatigue en limitant certaines activités. Cette réaction n’arrange rien, bien au contraire, il faudrait dans la mesure du possible garder une activité physique, même si ce n’est qu’une promenade quotidienne. Mais c’est en fait beaucoup plus simple à exposer qu’à réaliser.

Il n’existe pas de médicaments contre la fatigue ou mes toubibs ne les connaissent pas. Leur solution passe par le psy, comme si la fatigue était une vue de l’esprit.

Allez, je vous laisse pour cette fois, je vais essayer de me reposer.

2 commentaires :

  1. L'infantilisation c'est agaçant ! J'en suis victime dans ma profession mais parfois bizarrement c'est moi qui infantilise !!!

    J'aime beaucoup votre article, en particulier la fin. Je aussi que la psy n'est pas la solution, si le patient de la psy y va contraint, c'est totalement inutile !

    En revanche, je ne suis pas d'accord avec votre expression "vue de l'esprit".

    Un psy qui considérerait tout symptôme physique comme une conséquence d'un symptôme postiche serait vraiment très mauvais ! J'ose espère qu'il n'en existe pas !

    Bonne journée.

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  2. L hypnose pratiquée chez un bon psy devrait aider à moins ressentir tout ça....

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