Hier, j'ai soufflé 55 bougies !



20 avril 2013
 
Il y a un truc qui n’est pas très respectueux avec l’âge, plus tu as des années, moins tu as de souffle et plus tu dois prouver ta capacité à dominer l’épreuve du gâteau.

Je n’ai jamais rechigné à fêter les anniversaires tellement ça me passait au dessus de la tête. Pour moi le moment des fêtes, parce que c’est l’heure de la faire, ne correspondent pas à ma culture de réjouissance, s’il y en a une.

Mais là, c’est la première fois que je prends en compte un nombre que je n’avais pas vu venir parce que je n’avais  jamais été en contact avec une maladie qui peut donner des limites à la vie.


Les choses ne sont plus comme avant, et ne le seront plus jamais. Ce n’est pas une crise de déprime, c’est une simple constatation. Sur le plan médical, je suis optimiste comme je ne l’ai jamais été depuis le début de mon cancer. Sauf que les changements demandent peut être un peu d’accoutumance.

Le caractère n’est plus le même, il était mauvais au départ, il l’est encore plus avec une part d’intolérance. J’ai toujours été le plus frêle dans un groupe, je suis en passe de devenir un peu trop gras, la cortisone n’aide pas dans la vie de tous les jours et les compensations de nourritures instinctives des privations de vie privées par les hormones qui sont les compagnons obligatoires des médocs font le reste. 

Bref, pour faire court, en se regardant dans la glace et en constatant les changements, il n’est pas facile de fêter son anniversaire quel que soit l’âge où vous avez cette révélation.

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