Enzalutamide pour la suite du voyage…

06/09/2013

Après moult rebondissements et demandes d’information complémentaire, l’accord de traitement avec Enzalutamide a été validé. J’ai donc récupéré à la pharmacie de l’hôpital ces fameux cachets, avec toutes les recommandations d’usage par le toubib.
Dans un premier temps, nous allons nous rencontrer pour un contrôle complet tous les quinze jours, puis si tout se stabilise, une fois par mois.
A ce stade, je ne peux pas vous exposer les bienfaits du médicament, par contre je peux vous lister les effets indésirables fréquents (10% des cas). Chutes, fractures osseuses, hallucinations, anxiété, sécheresse cutanée, démangeaisons, tension artérielle élevée, faible quantité de globules blancs, troubles de la mémoire, difficultés à penser de façon claire.
Ce médicament en dehors de ces effets a pour but d’améliorer la qualité de la vie. Nous aurons peut-être loisir d’en débattre dans les prochaines lignes si j’arrive à continuer de façon cohérente ce blog.

Depuis l’arrêt de la prise de Zytiga, j’ai également arrêté les prescriptions qui allaient avec et entre autre la faible dose de cortisone.
Depuis l’arrêt de ce tout petit cachet qui aidait la prostate à ne pas trop enfler sous l’effet de Zytiga et qui en même temps m’aidait à préparer le casting pour la prochaine prestation d’éléphant man, j’ai été à deux doigts de ne plus pouvoir uriner du tout.
Résultat, nous reprenons les corticoïdes et nous allons surement très rapidement être obligé de passer dans les mains du chirurgien urologue qui devrait sculpter un peu cette glande pour me permettre de ne plus hurler la nuit.

Enfin, je viens d’apprendre que l’assurance maladie acceptait de prendre en charge mes indemnité pour mon arrêt de travail.25.74 € / jour, soit un peu plus de 700 € par mois, c’est la fête… En même temps mon banquier ne peut mettre en route les assurances sur les prêts avant 91 jours à partir de la date du début de l’arrêt maladie. En terme clair je vais gagner beaucoup moins que ce que je dois dépenser sans compter les frais de bouche. Fini les projets de voyages, le trou va être tel que nous ne pourrons plus bouger d’ici un sacré paquet de temps.

Je vous parlais il y a quelques temps de la précarité du cancer, ça y est, nous y sommes.

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