Septicémie, un mal qui persiste dans les hôpitaux.

18 décembre 2015

Ce message est la conséquence d’un trop vécu en si peu de temps. Début décembre, j’ai retrouvé mes amis pour un dernier adieu à l’un des nôtres (ref : mon dernier message). Jean-Claude est parti suite à une septicémie causée par trois éventrations consécutives, elles-mêmes provoquées par des séances de rayons un peu trop violentes. La chimio avait eu raison de son cancer mais les toubibs ont voulu jouer la sécurité et voilà le résultat.

Une correspondante du blog vient de me communiquer un message au sujet de son époux : « Il est mort parce que les hôpitaux sont surchargés et n'ont plus les moyens de soigner. Il n'y a plus de place pour les plus gravement atteints et dans les hôpitaux, on n'a plus le droit qu'à  30 secondes d'infirmière le matin et la même chose le soir  ... Il est mort car on l'a laissé se faire envahir par la septicémie ». Ils luttaient ensemble depuis 7 ans contre ce foutu cancer de la prostate.

Un patient touché par une septicémie reste en moyenne 10 jours de plus à l'hôpital et son traitement coûte bien plus cher qu’une hospitalisation de routine (la moyenne pour 5 jours d’hospitalisation, est l’équivalent d’un smic ou d’un jour de jeton de présence d’un député).
La septicémie apparaît suite à une primo-infection non ou mal soignée. Des bactéries se déchargent régulièrement dans le sang à partir d’un foyer infectieux, qui peut être au niveau dentaire, veineux, utérin, urinaire, cardiaque, pulmonaire…

Une personne atteinte d’un cancer qui a subi une chimio est en déficience immunitaire, le manque de prise en charge en cellule d’isolement peut amener à des situations irréversibles.  J’ai vécu cette situation de baisse immunitaire  grave, lors de cet événement, au cours d’un week-end un peu long, le service de garde a refusé de me prendre ne charge en cellule d’isolement en me conseillant de me cloitrer chez moi et de ne recevoir personne.

Les modes de vies et de consommations sur les dernières années avec les négligences sanitaires sur les pesticides et autres chimies vont augmenter le nombre des cancers d’une façon exponentielle. Dans le même temps nos décideurs par soucis d’économies vont continuer à diminuer les budgets en demandant encore plus au personnel médical. La privatisation d’une partie des hospitalisations ne va faire qu’accroitre la recherche de rentabilité.

C’est vous, malades et accompagnants qui pouvez faire bouger ces dinosaures de l’administration. A chaque visite, chaque soin, faites entendre votre désapprobation, échangez dans les salles d’attente avec d’autres malades et accompagnants sur ce problème.

Le droit à la santé comprend l’accès, en temps utile, à des soins de santé acceptables, d’une qualité satisfaisante et d’un coût abordable.

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