Quand la chimio détruit …

14 juin 2016

Après trois semaines de sevrage, mon état suite à la dernière cure de chimio sous Taxotère avait incité le toubib à repousser d’une semaine la quatrième cure. C’est donc hier que j’étais censé arrivé frais comme un gardon pour cette nouvelle injection.

La semaine de désintoxication n’avait pas porté ses fruits et je me suis présenté au médecin complètement défoncé par les antidouleurs. Quand j’écris défoncé, je pèse mes mots. Depuis quatre ans dès que la douleur et trop présente, je prends du Tramadol sans constater de problèmes particuliers. Hier, j’avais pris 100mg la nuit et de même au petit dèj. Deux heures après, j’étais dans la salle d’attente le cul sur mon nuage, les yeux écarquillés au bord du délire.

La chimio avait fait son lot d’effets secondaires et le corps ne supporte plus l’import de substances trop agressives. Pour résumé, ces nouvelles cures de chimio ne m’ont donné aucun bénéfice pour lutter contre la tumeur au détriment d’un wagon de toxicité qui me pourrit le ventre.

Nous arrêtons net la tentative de maintien avec la chimio. Bilan d’imageries médicales et consultation chez l’oncologue programmée la semaine prochaine pour trouver une suite à cette lutte.

Pour le moment j’ai un PSA qui se promène aux alentours de 300, des douleurs partout que je vais surement juguler avec de la morphine, puisque le reste ne passe plus.
Le moral reste dans le vert, même s’il est difficile de trouver des occupations sans trop bouger.

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