La schizophrénie du travail



14 novembre 2012

Je n’ai pas communiqué depuis une semaine pour cause d’intense réflexion pour trouver une solution à la perte de concentration qui depuis plus d’un mois pénalise gravement mon entreprise. Je crois avoir trouvé une piste qui n’est sûrement pas la plus confortable, mais qui m’a permis de constater une amélioration très sensible.

Depuis quelque temps pour limiter les coups de fatigue, je prenais un peu de recul par rapport à mon travail et de fait, quand je remontais à la surface, à l’identique d’un plongeur, j’étais obligé de respecter des paliers de décompression, faute de quoi j’étais un peu étourdi. Ces temps de recul ne m’ont pas apporté le repos que j’escomptais, l’angoisse de perdre la main sur mon travail m’empêchait de dormir.

Je suis un malade de la besogne, un intoxiqué du boulot, un schizophrène du travail, je ne peux pas m’en passer, c’est comme une crise de manque. Sans aucun doute, il faudra que je me soigne un jour, mais pour le moment la drogue est encore douce. Quand je garde le rythme habituel à travailler sur des dossiers à longueur de journée, je n’ai que très peu de perte de concentration et je retrouve assez facilement mes réflexes.

Travailler sur une multitude de projet me fait tenir. C’est en restant conscient de ma maladie tout en ne changeant rien à mon ordinaire que je vis le mieux ce voyage que je n’ai pas choisi.

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