Vie de merde !

28 novembre 2012

Le titre ne prête pas à rire, mais à bien y réfléchir, ma situation n'est pas très joyeuse non plus.
Prenons les choses dans le désordre pour être plus explicite.

Sur le plan professionnel, ça ne pourrait pas être pire, je perds tous les marchés auxquels je postule. Je ne sais plus pourquoi je travaille.

Sur le plan des projets, je travaillais depuis des mois sur la création d'une association pour formaliser des valeurs auxquelles je crois et qui me sont très chères. Ça ne se fera pas, ou du moins pas dans des conditions optimales.

Sur le plan privé, personne n'a envie d'aller trop vite, nous sommes tous en attente d'informations sur l'évolution potentielle de la maladie avec un optimisme très modéré.

Hé ben nous y sommes, c'est demain le premier gros bilan, et je ne suis pas tranquille dans mes pantoufles.
Pour bien comprendre mon point de vue sur la situation, il faudrait imaginer ce que tous les malades du cancer vivent. Vous avez beau être très bien entouré et très bien soutenu, ça ne change rien, vous êtes seul avec votre maladie qui vous ronge de l’intérieur.  Ce n’est pas tant le corps qui souffre, c’est le mental qui subit.

Nous vivons en permanence, nuits et jours, avec une menace et des contraintes. Vous ne pouvez pas vous imaginer, comment nous nous comprenons à travers les échanges de regards dans la salle d'attente de chimio. Les informations de demain, sauf miracle, ne vont rien changer si ce n'est la posologie chimique des médicaments. Le cancer de la prostate ne se guérit pas, on peut le juguler, le limiter, l'empêcher au mieux de se propager, mais il est là et il restera une menace permanente.

Il est bientôt minuit, il me reste quelques heures à patienter pour vous en dire plus...

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