Agranulocytose

14 juillet 2015

Non, ce n’est pas le patronyme d’une plante endémique d’Amérique du sud, c’est le nom que l’on donne à ma chute vertigineuse de globules blancs.

Je viens de lire cette information dans un message d’une amie très chère (Suisse), Michèle je t’embrasse. Michèle est correspondante du blog, elle a accompagné Didier, l’homme de sa vie dans sa lutte contre le cancer de la prostate jusqu’à la fin, 6 mois après son agranulocytose.
Je ne me base pas sur cet exemple pour vous donner un compte à rebours, Didier était déjà très faible avant cette baisse de l'immunité.

Je veux simplement attirer votre attention sur la différence de prise en charge d’un patient d’un pays à l’autre qui est sidérante.

En Suisse, c'est hospitalisation immédiate pour quelques jours, en chambre "stérile" (les visiteurs portent masques et blouses protectrices), et perfusion massive d'antibios et de produits réhydratants et nourrissants. Didier a connu ça en décembre 2013 (6 jours à l'hosto et retour à la maison en bien meilleure forme)

En France, comme je le décris dans mon dernier message, c’est tout autrement. Confinement à la maison avec interdiction de recevoir, antibios pour limiter les problèmes gastrique et injection de Zarzio, piqure journalière pouvant remonter cette déficience. Zarzio du fait de la fête nationale ne sera pas disponible avant demain.

Ha ! J’allais oublier, je dois surveiller ma température et si ça ne va pas, me démerder avec les urgences pour une prise en charge.

La France, vous savez, le petit pays qui donne des leçons aux autres, celui où l'on va supprimer des postes dans les hopitaux, celui qui est toujours le dernier à valider la mise sur le marché de médicaments si importants pour nous, les malades.

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