Les effets secondaires des effets secondaires

3 février 2016

La maladie progresse toujours aussi sournoisement, et malgré ma forme et mon dynamisme, les résultats d’examens ne peuvent me faire plaisir.

A la lecture de ces résultats, après trois mois de pause suite à la série de chimio qui avait échoué, j’ai rencontré mon oncologue, bien plus que 5 minutes cette fois. Sa première proposition était de reprendre la chimio sous Jevtana en étant conscient du dernier échec mais en précisant que quelques fois, ça marchait.

Cette chimio m’avait particulièrement ruiné le quotidien et cette traversé des périodes en déficience immunitaire n’est maintenant qu’un mauvais souvenir ; il est donc inconcevable pour moi de reprendre le même traitement.

Mon toubib m’a fait trois propositions dans un ordre décroissant quant à ses préférences. Le Jevtana reste sa première proposition, l’Estracyt sa deuxième, c’est un médicament mixte par voie orale associant une chimiothérapie et une hormonothérapie. Les effets secondaires ne sont bien entendu pas absents et particulièrement agressif (thrombose, phlébite, embolie, crise cardiaque, infarctus, AVC,…).

Dans le genre dissuasif, il est difficile de trouver mieux.

Pour contrer ces effets secondaires, il est impératif de suivre une cure de Lovenox sous forme de piqures sous cutanée à s’injecter sois même dans le gras du ventre. Ce médicament est un anticoagulant de la famille des héparines.

Le cocktail de chimio associé à l’hormonothérapie va provoquer une baisse de l’immunité et un risque de baisse des plaquettes. L’Héparine risque également de provoquer une baisse de plaquette et l’anticoagulant Lovenox d’une façon plus globale va liquéfier le sang, enfin ce qu'il en reste, au point de provoquer d’importantes ecchymoses en cas de choc et des saignements en cas de blessure ou de coupure.

Vas-y coco, fait ton choix entre ces deux saloperies. Le pire ou le pire?

La troisième option est le Casodex qui a une action anti-hormonale : il empêche les hormones mâles (essentiellement la testostérone) de stimuler la glande prostatique et les tissus sensibles aux androgènes. Ce dernier vient du fond du tiroir de la pharmacie historique qui n’a rien de nouveau pour le moment.

Le choix étant un peu restreint et je vais consulter un autre oncologue, dans un autre centre anti cancer, pour confronter un autre avis.

Bien sûr, il va falloir faire un choix rapidement parce que mon compagnon de voyage, lui, n’attend pas et,de sauts de puce en sauts de puce, je parcours des distances de plus en plus courtes entre chaque saut. Pour autant il ne faut pas se précipiter et savoir prendre un peu de recul. Il y a une vie avec le cancer et cette vie je n’ai pas l’intention de la mettre systématiquement en pause ou de la pourrir pour favoriser une action incertaine de poisons divers.

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