L’insupportable dans les salles d’attente

1 février 2016

Le beau temps est revenu après deux mois de pluie. Le soleil s’est enfin montré ce matin. Je pourrais profiter de cette belle journée pour me promener ou au moins consacrer mes loisirs au jardin qui en a bien besoin, mais la qualité d’organisation de mon oncologue à l’ICM m’oblige une fois de plus à me déplacer pour un examen programmé en retard (4 déplacements en 10 jours).

Aujourd’hui, c’est scintigraphie osseuse pour voir s’il y a corrélation entre la biologie (le PSA) qui me donne perdant et la maladie qui ne va peut-être pas aller dans le même sens. Dans mon cas, il n’est pas rare d’avoir des alertes sur des tests PSA qui ne correspondent pas à une augmentation du risque pathologique. C’est dans ce sens que la biologie a ses limites et que le marqueur PSA pour la prostate a tant de détracteurs.

La journée commence à 8 :00 à l’ICM avec une injection de produit radioactif (radiopharmaceutique) qui va permettre, trois heures plus tard, de visualiser les taches osseuses qui correspondent aux métastases afin de définir leur progression ou régression.
Trois heures plus tard, direction la salle d’attente de l’imagerie médicale pour faire ce qu’un patient doit apprendre… donc, patienter.

Ici tous les patients sont à un stade avancé de la maladie quel que soit leur pathologie. L’ambiance n’est pas au beau fixe qui semble s’installer durablement dehors. Toutes les couches de la société sont représentées sauf peut-être la "supérieure", celle qui a des actions chez Monsanto, Bayer, Novartis, Dupond de Nemours ou bien d’autres…

La monotonie de cette attente est rythmée par les crissements du compteur Geiger qui se trouve dans le couloir et s’active dès qu’un patient approche des toilettes. La zone est réservée à cette bande d’irradiées, leur accompagnants et, interdite aux enfants et femmes enceintes.

Chacun s’occupe comme il peut. De la lecture, des mots croisés ou quelques rares discutions amorphes rythment l’égrènement des minutes si longues en ces lieux. Et puis l’insupportable s’ouvre à nos yeux. Un jeune adolescent vient de rentrer avec un adulte. L’adulte a un visage grave et fermé et le jeune est souriant. Très vite ma moitié qui prend tout de face se rend compte que le jeune est malade, épuisé au point, à peine assit,  de s’endormir sur l’épaule de son père. La maladie est bien là. Cette merde de cancer va surement l’attaquer au plus profond de son être ; ce jeune qui n’a déjà plus la force de lutter.


De plus en plus de jeunes sont atteints du cancer. 1% de plus de malades chaque année. La cause dans la plus grande partie des cas sont les pesticides, les perturbateurs endocriniens et toutes ces saloperies issues de la pollution. Alors s’il y a une cause où il faut vous battre, c’est bien celle-là.  Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas, même les médias commencent à s’emparer de ces sujets ("Cash Investigation" révèle comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger la santé de nos enfants. A voir mardi 2 février à 20h55, sur France 2).

L’INSERM a produit des résultats d’enquêtes très préoccupants sur ce thème. Et Tête de Turc avec mon modeste blog vous alerte régulièrement sur ce sujet (article du 14 janvier 2016 http://voyageavecmoncancer.blogspot.fr/2016/01/les-enfants-developpent-des-cancers.html )

2 commentaires :

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  2. Je suis de tout coeur avec toi dans ce combat, d'autant plus que je commence le mien. Je met un lien de ton blog sur le mien que je viens de créer, sur le même sujet. Amicalement didier
    Si tu le souhaite je suis joignable sur http://monantidotecancer.blogspot.fr/

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