La semaine où l’on va m’annoncer que ça va mal.


18/08/2013

 Le 1 août j’ai rencontré à ma demande mon oncologue avant son départ en congés, je venais d’avoir quelques jours auparavant une crise de rétention aigue d'urine, tout bloqué dans la vessie. Mon état venait de s’aggraver soudainement, dans le même temps le taux de PSA venait de passer de 48 à 127 en moins d’un mois.

N’importe qui, en se renseignant deux minutes sur Internet comprendra qu’un taux de PSA qui triple en 1 mois, malgré toutes les polémiques sur ce fameux taux, est un signal de danger et de progression du cancer.

Mon oncologue n’a pas eu la même analyse. Comme à son habitude, à chaque montée du taux, il me précise que ce résultat n’est pas forcément significatif. Il me fait faire des examens dont le résultat n’est pas forcément significatif. En fin de compte, il suggère néanmoins que cet écart est important, que nous constatons que le Zytiga n’agit plus comme il devrait et que par conséquent, je dois continuer à absorber ce médoc jusqu’à notre prochain rendez-vous à son retour de vacances. Je dois absorber dans mon état un médoc qui a plein d’effets secondaires en sachant qu’il ne me fera plus d’effet positif.

Bref, cette semaine je vais faire toute une pléiade d’examens pour me rendre compte que mon taux de PSA est en train de péter des records et que mes métastases se sont multipliées.

J’ai énormément de respect pour le corps médical qui fait son possible pour m’aider dans ce parcours palliatif, mais là, j’ai un peu de mal à suivre le résonnement, peut-être parce que pour moi le mois d’août est identique aux autres ???

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