Un traitement zen contre le cancer

09 février 2014

Les labos ne manquent pas d’humour, en imprimant sur leurs cachets un anagramme qui peut laisser à penser que la médication est vachement cool. Je ne peux vous compléter la liste des  effets secondaires, ces pages de blog deviendraient trop longues et sans saveur, je peux simplement vous exprimer mon ressenti, et de ce côté-là, les deux dernières nuits ont été particulièrement riches.

Il ressort de la majorité des médocs que j’ingurgite un point commun, c’est le risque d’hypertension artérielle, nous y sommes en plein avec un réveil en pleine nuit par des douleurs thoraciques et un essoufflement injustifié pour quelqu’un qui se repose. Passé le moment de panique, j’ai pris la résolution de m’intéresser moi-même à ma tension puisque l’oncologue ne l’avait pas mis à son emploi du temps. Un petit tour à la pharmacie du coin pour vérifier ça et là, 14 – 10, je ne suis pas dans la zone rouge mais pas loin. J’ai fait l’acquisition d’un tensiomètre individuel et je vais suivre de près ce nouvel effet secondaire beaucoup plus inquiétant que d’autres qui n’agissent que sur l’aspect physique.

La nuit qui a suivie a été d’un tout au genre. Je me plaignais de mes pertes de mémoires, je peux dire maintenant que l’imaginaire continue à fonctionner. Sans rentrer dans les détails, j’ai fait un cauchemar où ma moitié était importunée par une grosse brute qui ne voulait pas la lâcher. Tel le preux chevalier, je n’ai pas hésité un instant en poussant un rugissement de fauve, j’ai sauté sur cet importun, lui ai saisi le bras pour le mordre à pleine dent.
Je venais par mon cri en pleine nuit de réveiller toute la maison et particulièrement ma moitié de qui je tenais le bras que je venais de mordre.

Je ne peux vous raconter mon embarras et la peur de ma moitié que je venais de réveiller brutalement, plus par le cri que par la morsure très superficielle mais marquée
.
Sans vouloir en ajouter au cocktail que j’absorbe tous les jours, il va peut-être falloir opter pour quelques savantes tisanes ou tranquillisants par les plantes pour éviter ce genre de délire que je ne suis pas près d’oublier.
Lundi je crois que je vais avoir une conversation avec mon médecin traitant, au sujet de tous ces décalages, pour le moins perturbant.

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