Tout va mal… Je vais bien !

5 janvier 2016

Je viens d’entamer la lecture du livre de Philippe Bloch sur comment vivre heureux dans un monde de merde et j’en profite pour rebondir sur cette notion du club des optimistes auquel j’adhère depuis le début de mon voyage.

Camus disait : «  C’est au cœur de l’hiver que j’ai découvert que j’avais en moi un invincible Printemps. »

Il y a maintenant 4 ans, on m’annonçait brutalement ce terrible cancer de la prostate métastasé. La situation était tellement désespérée à l’époque que le toubib qui m’avait ouvert les yeux sur mon état m’avait également donné son n° de téléphone perso pour que je puisse le joindre à n’importe quel moment, y compris le week-end. Le monde venait de s’écrouler sous mes pieds, mon espérance de vie se résumait à quelques mois et pourtant…

A peine 48 heures après, j’avais compris que je rentrai dans un nouveau cycle de vie. Le passé allait disparaitre progressivement, le présent allait muter et l’avenir s’ouvrait avec toute l’intensité et l’énergie que j’allais y mettre. Il faut comprendre que le pessimisme ou l’optimisme n’ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l’on se fait du réel (citation de Boris Cyrulnik). Le courage n’a rien à voir la dedans, c’est simplement une envie irrépressible de vivre qui m’anime et me donne l’énergie pour combattre cette merde. Mes toubibs, les progrès pharmaceutiques dans cette lutte et tous les accompagnants n’y sont bien entendu pas pour rien, mais l’entretien du moral reste le vecteur de cette lutte au départ inégale.

Ma recette est simple. Je suis un hyper-actif, je ne sais pas rien faire et ne fais pas cas de l’oisiveté. Lecture, écriture, bricolage, cuisine, jardin, les activités ne manquent pas. Avant je me lâchais sur le travail, mon entreprise était ma raison de vivre et souvent je n’en dormais pas la nuit. Aujourd’hui mon esprit est tourné vers l’avenir et toutes les belles choses que je vais y découvrir.

Alors voilà, une fois de plus dans cette lutte, le cancer a repris le dessus, ce ne sera qu’une étape de plus.

On a deux vies, et la seconde commence le jour où l’on se rend compte qu’on en a qu’une (Confucius)

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