Ethique et Cancer

21 août 2014

J’ai reçu dans ma boite aux lettres un bulletin du comité d’éthique et cancer qui à travers plusieurs articles explique comment l’éthique doit faire partie de la pratique médicale et de la relation avec les patients.
Petite définition pour bien comprendre le sens de l’Ethique médicale. Actuellement les principes de l’enseignement de la médecine sont orientés vers une pratique purement scientifique ou technique. Replacer l’humain au cœur de la médecine permet d’adapter un traitement et d’éviter des prescriptions abusives, de respecter le malade et son entourage et de prendre en compte ses besoins.

Gérard Lévy, doyen honoraire de la fac de médecine de Caen impliqué dans une commission d’éthique en donne une bonne définition : « Il s’agit d’une discipline philosophique mais qui est à la fois pratique et normative sans être impérative dans un contexte humain donné, c'est-à-dire que l’éthique est un ensemble de concepts philosophiques avec les deux pieds dans le réel. L’éthique est empreinte de nuances, rien n’est tout blanc ni tout noir, il faut garder à l’esprit les nuances de couleurs. Ce qu’il faut retenir de l’éthique c’est qu’elle est avant tout une réflexion sur la recherche du bien pour autrui.

Comme je le rédigeai plus haut, ce n’est pas enseigné à la fac de médecine et en tant que malade, j’ai le regret de le constater trop souvent. Mon oncologue comme un grand nombre de ses collaborateurs soigne des maladies sans prendre en compte le malade. Mes visites trimestrielles ne durent jamais plus de 5 minutes et je peux lui expliquer tout ce que je ressens, il n’entendra que ce qu’il a envie d’entendre. Nous pourrions presque faire la consultation par correspondance. A croire qu’il est formé pour garder un minimum de temps le patient et faire de la rentabilité pour son établissement.
Je vous assure que ça fait peur, le jour où je serai dans un lit et qu’il faudra prendre une décision, aurai-je mon mot à dire ?

Le manque de respect d’autrui malheureusement ne va pas s’arrêter là dans le cas d’un malade du cancer. Le plus souvent les malades ne peuvent plus travailler et dépendent pour leurs revenus des caisses d’assurances maladies. Ce qui contribue la plus part du temps à une certaine précarité. Fin juillet j’ai expédié ma prolongation d’arrêt maladie au RSI (régime social des indépendant) et depuis je ne reçois plus d’indemnité, ils sont en sous effectifs à cause des vacances et ne peuvent traiter mon dossier avant fin août. Alors je vais surement demander à la caissière du super marché de n’encaisser mon chèque qu’en fin de mois et dire à mon banquier que je passerai le voir dimanche.

C’est bien sympa au comité éthique et cancer de me communiquer leur bulletin, mais peut être qu’une diffusion auprès de tous les robots que je croise leur permettrait de se rendre compte que leurs interlocuteurs ne sont pas que des numéros sur une carte d’assuré social.

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