Le cancer de la prostate et ses vagues de fatigues.

18 oct 2013

Il est à peine 11h00 en fin de matinée, je m’allonge pour récupérer un peu, la première sieste de la journée en quelque sorte. La sieste du temps où tout allait bien était un petit plaisir de fainéant, aujourd’hui c’est une obligation pour ne pas tomber par terre.
Il ne peut pas se passer plus d’une semaine où je me trouve en forme, systématiquement la fatigue me reprend et me terrasse. Une fatigue qui inhibe tout votre être, il n’y a plus de pensées et vous êtes physiquement à l’identique d’une serpillère, une fatigue qui va encore plus loin, elle vous ronge de l’intérieur, vous met au fond de la gorge un gout amer, vous tord les boyaux, même si vous avez mangé sainement et sans excès, une fatigue qui vous fait trembler les membres et vous rend fébrile, vous n’êtes plus rien qu’un tas inerte incapable de se défendre.
Ces moments sont de plus en plus fréquents et ne m’aident pas à garder un moral à toutes épreuves comme j’ai pu l’afficher jusqu’à maintenant.
Le cancer est plus fort, quoiqu’on fasse, à ce stade de la maladie, il sait prendre le dessus.

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