Ma Prostate & mon Banquier

09 nov 2013

Le deuxième volet de ce feuilleton devait parler de la ligue, je ne le ferai que brièvement. Après être rentré dans l’immeuble qui abrite l’association sur Montpellier nous les avons trouvés dans un petit réduit au sous-sol au fond du couloir. La première préoccupation de ces personnes est la collecte des cotisations pour continuer à améliorer la recherche et le peu de soutien qu’ils peuvent faire, je ne les blâme pas d’autant qu’ils sont bénévoles.
Sur une ville comme Montpellier il n’y a même pas de soutien juridique et d’après le dépliant, l’aide financière est réservée sur dossier pour des personnes dans un grand désarroi, avec mes 25€ d’indemnité par jour, je suis encore riche ça me rassure.

Nous passons directement avec l’épisode des banquiers et des assureurs. Je sais c’est un peu facile de taper sur son banquier, les pauvres, ils sont tellement exposés, mais là, je dois dire, j’ai un peu de mal à me retenir. Je suis à la BNP, mais si j’étais dans une autre compagnie, le problème serait surement le même. Depuis mon arrêt de travail, une assurance pour laquelle je cotise depuis la signature de mes prêts devait prendre en charge mes échéances. Ce n’est pas le cas, ils font les sourds et ne m’envoient même pas le dossier pour exposer en détail ma requête légitime, contractuelle devrais-je dire. Le banquier en profite pour plomber le compte à grand coups d’agio, environ 200 € ce mois-ci, donc plus d’un quart de mes revenus partent en agios.

La Cardif, est l’assurance en question. Il faut savoir que les deux compagnies sont les mêmes, Cardif et BNP, mais comme le nom est différent malgré le logo qui est identique il est plus aisé pour le banquier de me dire avec beaucoup de compassion à quel point il est désolé de ne pouvoir les joindre pour accélérer la procédure.

Il est très courant que ce genre de pratique débouche sur l’indemnisation qui était prévu, mais huit mois plus tard. C’est surement une méthode de nos banques pour laisser le temps aux malades de se reposer. Toujours est-il que si ça dure huit mois, je ne serais peut-être plus embêté par les agios parce que d’ici là je ne serai peut-être plus là tout simplement.

Bien entendu la même banque au moment où mon entreprise était florissante et mes revenus à l’identique ne m’a jamais ennuyé.

Je ne lui souhaite pas mais, mon banquier, il va bien un jour se retrouver dans mon cas, si ce n’est pas la prostate ce sera autre chose dans le grand catalogue des cancers il y a le choix, je le vois bien trop souvent sur le parking fumer sa cigarette pour soigner son stress. Est-ce que ce jour-là il ne saura pas qui appeler à la Cardif ?

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