Vivre avec son cancer, ça peut durer longtemps

01 Nov 2013

Par le biais du formulaire de contact j’ai eu le message qui suit, Après des semaines de messages un peu trop pessimiste, vous pourrez lire quelque chose qui peut donner de l’espoir à un grand nombre d’entre nous cher camarades malades.

Je me retrouve dans vos messages et excusez-moi de vous dire que ça me réconforte de ne pas être seul à me battre contre cette maladie. Il faut en parler et vivre les jours au mieux.  On n'accepte plus les personnes qui se prennent la tête pour des conneries. Les jours où l’on est bien et qu'on retrouve ses amis, ils pensent que tout va  mieux et qu'on est presque guéri, le cancer ne se voit pas.
A 49 ans on a détecté par hasard que j'avais le cancer de la prostate avec métastases au niveau des ganglions de l'aorte. Un PSA de 470 !
Après, tout s’enchaine, une biopsie, de la radiothérapie ainsi qu'un traitement hormonal. Depuis 4 ans de la chimiothérapie à cause du cancer résistant à la thérapie hormonale. Métastases osseuse donc chimio de Jevtana pour éliminer les douleurs dans le dos et les membres.
Après la première cure de Jevtana plus de douleurs mais un PSA encore supérieur à 1400.

Maintenant la bonne nouvelle, ça fait 14 ans que je résiste à cette maladie, je n'ai donc qu'une chose à dire, soyez optimiste car tous les ans de nouveaux remèdes sortent.
Une chose très importante selon moi est d'arrêter de travailler et de se mettre à profiter de la vie. Quand je travaillais mon rêve une fois retraité était de faire du golf.  Je me suis donc immédiatement mis à le pratiquer et ça pendant 9 ans. J'ai dû arrêter à cause des grandes fatigues et maintenant je joue aux boules (lyonnaises)  quand tout va bien.
Parfois on est tellement mal physiquement pendant une thérapie que le moral en prend un coup. On se dit, pourquoi encore souffrir pour quelques mois de vie en plus. Il faut absolument continuer car pendant ces mois de sursis de nouvelles thérapies apparaissent. Pour ma part, les mois de chimio pendant l'hiver me permettent de passer un été presque normal mais à mon rythme vu l’incontournable fatigue qui persistante.
Bon courage à tous
Un jour on pourra le guérir, j'en suis persuadé, il faut se battre jusqu'au bout.

Jean-Marie

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