Médecine privée ou médecine publique

30 août 2012

Rendez-vous avec mon médecin traitant pour discuter franchement de ma maladie et du manque d’information de la part de ses collègues spécialistes. Nous commençons par un petit topo sur l’historique en vérifiant ses courriers reçus. Je lui expose mon sentiment par rapport à ce manque d’info sur le pronostique vital, sur la jambe enflée... Il me donne selon son analyse, un peu plus d’info sur les raisons du silence des autres toubibs qui n’ont peut être pas les réponses aux questions et, qui dépendent du système privé qui ne leur permet pas de consacrer autant de temps qu’un médecin du service public, (on croit rêver…) pour eux, vous êtes une maladie, vous n’êtes pas M. X. Ce sont de très bons médecins qui forment une équipe pluridisciplinaire alors qu’à Val d’Aurelle, le service d’oncologie de l’hôpital est géré par un radiothérapeute, il n’y a pas d’urologue, ils auraient mis le dossier directement dans les mains du radiothérapeute.

Je viens d’apprendre que si je n’étais pas passé par le privé, je n’aurai sûrement pas eu de biopsie et que du coup, mes problèmes ne seraient peut être pas les mêmes.

Dans son numéro du 22 septembre 2011, l’Express publie un palmarès inédit des meilleurs centres de traitement anti-cancer en France, Val d’Aurelle y est très bien cotée sur la région Languedoc Roussillon, La clinique St Roch où je suis soigné n’est même pas nommée.

Ironie de cette anecdote, j’avais lu cet article dans la salle d’attente de l’urologue au début de mes problèmes.

Je lui expose mon ressenti sur la chimio et sur encore cet éternel manque d’info. Là, j’ai un peu plus d’explications sur les délais de réaction aux produits et sur la réactivité des ganglions qui ne peuvent diminuer avant d’avoir pris un minimum de dose, soit pas avant la deuxième injection, donc pas sous 10 à 15 jours comme me disait l’oncologue. Il finit par me parler de la chimiothérapie en ville que je subis sans info pour des problèmes de rentabilité (gros mot pour des soins …) et de celle de Val d’Aurelle qui est beaucoup plus « maîtrisée » et accompagnée parce que les fonctionnaires peuvent vous consacrer plus de temps…

Pour ce qui est de la prise en charge de la famille sur le plan psychologique ou de conseil pour la gestion du travail ou plus, il faut faire avec, ou plutôt sans pour être clair.

Je lui explique mon problème de veines qui explosent et de l’importance d’envisager la pose d’un Port-a-cath, il est d’accord, mais c’est à moi de faire la démarche pour prendre rendez-vous. Si je ne fais rien, la prochaine fois ils m’explosent les veines de nouveau…

Quand j’en viens au pronostique vital, il n’en sait pas plus que moi, il faudrait qu’il aille consulter sur Internet les dernières statistiques pour me répondre. Quoiqu’il en soit, tant que ça reste au niveau des ganglions, il n’y a pas de risques avérés. Si ça passe au niveau osseux, c’est comme pour Mitterrand entre la déclaration de sa maladie et son décès, 15 à 20 ans.

Avec ça il faudrait peut être que je sois rassuré. Je lui demande de m’organiser un rendez-vous sur Val d’Aurelle pour me donner la liberté de choisir ensuite.

Je l’informe sur la mise en ligne de mon blog voyageavecmoncancer.blogspot.fr, il pourra apprécier mon récit et peut être comprendre ma mauvaise humeur.

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