L’impact négatif de la maladie



24 septembre 2012

Deux jours en cale sèche et c’est reparti pour un tour jusqu’au prochain coup de mou, ces fameuses baisses d’énergie qui se font ressentir de façon plus pressente ces derniers temps. Le traitement prend sa place.

La présence au travail n’est plus à mi-temps. La dernière version mise à disposition des contacts professionnels est plutôt le quand je peux. Ils ne comprenaient pas ce manque de réactivité depuis début septembre, ils vont sûrement juger à leurs propres valeurs ce « relâchement ».

Le résultat ne s’est pas fait attendre, je viens de perdre un marché qui était acquis pour plusieurs mois de travail à trois collaborateurs, simple résultat des conséquences du manque de pression sur mon équipe et du manque de réponses appropriées pour le client. Les conséquences risquent même d’être plus graves, un client qui prend ce genre de décision peut communiquer de façon très négative simplement en exprimant sa déception.

Je n’ai jamais perdu de marché dans ces conditions et j’ai beaucoup de mal à assumer ce genre d’échec. Ce marché aurait dû me permettre de finir l’année sans fanfaronner mais au moins avec un certain équilibre. Maintenant il va falloir relancer la machine alors que je rentre de fait dans la période la plus pénible physiquement et j’ai peur que l’atteinte morale n’arrange pas les choses.

Je ne suis pas en train de sombrer dans la dépression, je suis simplement réaliste au regard des résultats que j’obtiens dans mon travail avec mon cancer qui m’accompagne. Je ne peux plus travailler correctement et je n’ai aucune aide à ce niveau. Dans un post du 17 août dernier j’expliquai :  « Le plus clair de mon travail pourrait être défini comme une opération de charme » hé bien disons que le charme n’opère plus comme avant.

2 commentaires :

  1. Allez courage, on ne te lâchera pas, on prépare une riposte.. Non mais..

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  2. Tu fais partie des proches, et je sais que mes proches sont très motivés pour m'aider. Le problème vient de moi, je n'arrive pas à gérer aujourd'hui le travail et le cancer en même temps. C'est les toubibs qui ont la clé du problème entre les mains, le jour où ils voudront bien me parler, quelque soit leurs discours, je pourrai voir l'avenir autrement, même s'il est court.
    Mais j'ai bon espoir, puisque je vais voir une nouvelle équipe dès la semaine prochaine...

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